DU LINGOT COULÉ
OU FRAPPÉ.
deux savoir-faire d’orfèvre,
deux esthétiques, deux marchés.
DE LA COULÉE
& au creuset
Le lingot coulé est obtenu par le procédé ancestral de la fonderie : le métal porté à sa température de fusion (1064 °C pour l’or, 962 °C pour l’argent) est versé dans un moule en graphite ou en céramique, où il prend sa forme définitive par refroidissement.
Le rendu visuel est caractéristique : la surface présente de légères irrégularités, parfois des stries de refroidissement, et un aspect mat ou semi-mat. La forme générale est trapézoïdale (la base plus large que le sommet), héritée des contraintes de démoulage.
Cette méthode est exclusivement employée pour les lingots de gros poids, à partir de 250 grammes. Les lingots Good Delivery LBMA, entre 350 et 430 onces troy (environ 12,5 kg), sont obligatoirement coulés.
DE LA FRAPPE
& aux matrices
Le lingot frappé est obtenu par un procédé mécanique : une feuille de métal laminée à l’épaisseur voulue est découpée en flans rectangulaires, puis pressée entre deux matrices gravées qui impriment simultanément toutes les marques d’identification (poinçon, pureté, poids, numéro de série).
Le rendu est tout autre : surface polie miroir, arêtes nettes, marquages en relief d’une netteté quasi-photographique. Cette méthode est réservée aux petits formats, jusqu’à 100 grammes en général.
Le lingot frappé présente une prime de fabrication supérieure (l’opération est plus exigeante en outillage) mais offre une esthétique supérieure et une protection accrue contre la contrefaçon (les matrices ne se reproduisent pas facilement).
— Fin du guide coulé/frappé —