LIRE UN POINÇON
D’AFFINEUR.
guide illustré sur l’anatomie d’un marquage
et sa lecture pratique.
DE L’ANATOMIE
& d’un poinçon
Le poinçon gravé au talon d’un lingot rassemble en quelques millimètres carrés un ensemble d’informations codées. La lecture systématique de cet espace n’est pas une opération triviale : elle requiert l’œil exercé du confrère orfèvre, et le présent article propose d’en détailler les composantes.
Le premier élément est le logo de l’affineur : il varie selon les maisons (hexagone Argor-Heraeus, pentagone Métalor, blason Fortuna PAMP, lettres entrelacées Valcambi). Il doit être parfaitement lisible, sans bavure, avec des contours nets. Toute altération constitue un motif d’expertise.
Le deuxième élément est la mention de pureté, exprimée en millièmes (999, 999,5 ou 999,9 selon le métal et l’époque). Sur les lingots anciens, cette mention peut figurer en carats (24K pour l’or fin) ou en pourcentage (99,99%).
DU POIDS NOMINAL
& du numéro
Le troisième élément est le poids nominal, exprimé en grammes ou en onces troy selon la zone de production. Les fondeurs européens utilisent généralement le gramme (10g, 100g, 1000g), tandis que les fondeurs américains et certains anglais privilégient l’once troy (1 oz = 31,103 grammes).
Le quatrième et dernier élément, le plus important pour la traçabilité, est le numéro de série unique. Il s’agit généralement d’une chaîne alphanumérique de six à douze caractères, gravée en finesse. Ce numéro est référencé dans la base de données de l’affineur et permet de vérifier l’origine du lingot.
Sur les lingots Good Delivery LBMA, s’ajoutent parfois un poinçon d’essayeur (qui certifie la pureté après analyse), et la date de coulée en lettres romaines ou en chiffres arabes.
DE LA VÉRIFICATION
& en cas de doute
Lorsqu’un poinçon parait douteux, trois vérifications peuvent être conduites sans équipement complexe. Premièrement, la comparaison visuelle avec les poinçons de référence publiés par les affineurs eux-mêmes ou par la LBMA.
Deuxièmement, la vérification du numéro auprès de l’affineur : la plupart des fondeurs (PAMP, Argor-Heraeus, Métalor) disposent d’un service de vérification accessible par courriel, qui répond sous trois à cinq jours avec confirmation ou infirmation.
Troisièmement, en cas de doute persistant, l’expertise spectrométrique par un orfèvre agréé. Notre Comptoir partenaire est habilité pour ces analyses. Voir aussi le guide complet des poinçons.
— Fin du guide illustré —